Aux environs de 18 heures, un objet étrange a traversé le ciel de Port-au-Prince, suscitant de nombreuses interrogations. Ce n’était ni un avion, ni un hélicoptère, encore moins un drone. Alors, de quoi s’agissait-il ?
Le 18 février 2025, SpaceX a franchi une nouvelle étape majeure en lançant avec succès une fusée Falcon 9 depuis le complexe de lancement 40 à Cap Canaveral, en Floride. Ce lancement, programmé à 18h21 EST, avait pour mission principale de déployer 23 satellites Starlink en orbite terrestre basse, renforçant ainsi la constellation dédiée à fournir un accès Internet haut débit à l’échelle mondiale.
Ce qui distingue particulièrement cette mission est l’atterrissage inédit du premier étage du Falcon 9. Après la séparation des étages, le booster a effectué un retour contrôlé pour se poser sur la barge autonome “Just Read the Instructions”, positionnée au large des côtes des Bahamas, près de l’île d’Exuma. C’est la première fois qu’un lanceur décolle d’un pays et atterrit dans un autre, une prouesse saluée par Elon Musk, PDG de SpaceX, qui a tweeté : “C’est la première fois qu’une fusée décolle d’un pays, va dans l’espace et atterrit dans un autre pays !”
Le booster utilisé pour cette mission, identifié comme B1080, effectuait son 16ᵉ vol. Il avait déjà participé à des missions notables telles que Ax-2, Euclid, Ax-3, CRS-30, Astra 1P, NG-21 et neuf missions Starlink. Cette réutilisation intensive témoigne de la durabilité et de l’efficacité des technologies développées par SpaceX pour réduire les coûts et augmenter la cadence des lancements.
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Ce lancement marque également la 21ᵉ tentative orbitale de SpaceX en 2025, illustrant l’engagement continu de l’entreprise à fournir un accès Internet global tout en repoussant les limites de la technologie spatiale. La capacité à faire atterrir des boosters réutilisables dans des zones géographiques variées ouvre de nouvelles perspectives pour les opérations futures et démontre l’adaptabilité des systèmes de lancement de SpaceX.